Au XVIIe siècle, la politique économique des Pays-Bas, basée sur un marché ouvert rayonne dans le monde,
Alors que l’idée même d’une économie globalisée en était encore au stade embryonnaire dans le reste du monde, les Pays-Bas ont créé et contrôlé un réseau de routes commerciales et de partenariats commerciaux s’étendant de l’Europe à l’Asie du Sud-Est. Leur maitrise commerciale était telle que par exemple, la Dutch East India Company, qui a fait fortune dans le commerce des épices, valait à son apogée l’équivalent aujourd’hui de 7.9 trilliards de dollars soit la valeur des vingt plus grandes entreprises actuelles réunies. Malgré la période trouble dans laquelle se trouvait alors le reste de l’Europe, le succès économique des Pays-Bas leur a ensuite permis de rayonner dans le monde entier, et cela dans des domaines tout aussi variés que la science, l’art ou le développement de la pensée libérale.

Les années 2010, les banques européennes dans la tourmente d’un renouveau,
Aujourd’hui les banques européennes sont confrontées à des taux d’intérêts exceptionnellement bas, à la pression du régulateur et à celle de nouveaux entrants (ex : Fintechs, géants du web).
Traditionnellement, elles mettent en place et contrôlent l’ensemble des canaux et applications au travers desquels les clients accèdent à leurs différents services (vérification du solde en ligne ou virement mobile pour les clients retail, recherche de financement pour la clientèle entreprise…).
La logique d’intégration des services bancaires était jusque maintenant verticale et cloisonnée, limitant le nombre d’offres disponibles pour les clients et entrainant des coûts de gestion et de maintenance importants.

Les commerçants hollandais instigateurs de l’Age d’or, une inspiration… pour l’Open Banking
Au cours des dernières années, la DSP2 et l’Open Banking Initiative (au Royaume uni) ont favorisé le développement de services bancaires fondés sur une ouverture des capacités entre partenaires.
Les catalogues produits basés sur les offres bancaires internes se transforment en écosystèmes commerciaux où chacun « négocie » avec les capacités des autres, permettant aux banques de se spécialiser et de proposer des services personnalisés.
Cet échange réciproque (facilité par les API) conduit à des propositions de valeur convaincantes générant plus de concurrence, d’innovation et une redéfinition de la banque traditionnelle.

Retour sur les basiques du commerce : Exporter de la valeur
Les banques doivent utiliser ce nouvel modèle proposé par le régulateur pour jouer un rôle de facilitateur en mettant à disposition leurs données et services auprès d’entités extérieures bancaires ou non (Revendeurs, fournisseurs en télécommunications ou encore des géants de la technologie). Ces nouveaux acteurs en intégrant ces informations seront alors à même de co-créer de nouvelles solutions/ offres.
Les premiers à s’être engagés dans cette voie sont le Crédit Agricole en France et le géant espagnol BBVA. Ces deux banques ont développé des Open API et ont ainsi pu se recentrer sur leur cœur de métier, créer de nouvelles applications financières, promouvoir de nouveaux business model ou encore améliorer de l’expérience utilisateur.
Par exemple, en utilisant BBVA API Market , on peut gérer, contrôler et analyser les transactions effectuées, vérifier l’identité des clients de BBVA, notifier les utilisateurs des mouvements ou encore accéder à des modèles d’achats segmentés.
En France, BNP Paribas s’est associé avec Open Bank Project pour mettre à disposition sur un environnement « sandbox » une série d’APIs, afin de permettre à des développeurs de concevoir de nouveaux services bancaires.

Retour sur les basiques du commerce : Importer de la richesse
D’un point de vue importation, les banques deviennent de réels agrégateurs, centralisateurs de valeur, incluant à leurs offres des produits et services créés par les autres. Elles s’impliquent dans plus de transactions et doivent offrir de nouveaux services en élargissant la clientèle (Gestion de trésorerie pour les particuliers, achat de biens de consommation, de voyages et autres services non directement liés à la banque).
Des banques telles que Starling bank (Royaume-Uni), N26 (Allemagne) se positionnent déjà sur ce créneau en utilisant des APIs créées par des Fintech (comme TransferWise) pour faciliter les transactions internationales depuis leurs applications mobiles. La plateforme d’échange Flux est la première fintech à avoir directement interagi avec la Starling marketplace , pour permettre aux clients de Starling d’obtenir des factures détaillées et des points de fidélités. Le géant espagnol Santander a conçu l’application Money Plan qui centralise toutes les informations liées aux différents comptes bancaires, cartes, assurances et fond d’investissements sur une seule et même plateforme permettant à ses utilisateurs de mieux gérer leur finance. Des Fintechs comme Yodlee, Fintonic, Yolt offrent quant à elles l’occasion de comparer les différentes offres bancaires disponibles sur le marché et ainsi de proposer, en fonction des données de son utilisateur, les meilleurs produits.

Les basiques du commerce : le marché ouvert transposé à l’Open Banking,
Les nouveaux modèles proposés par l’Open Banking permettent aux banques se réinventer en développant rapidement de nouvelles offres, et de construire une intimité clients donc une relation plus durable.
Si chacun de ces aspects peut contribuer indépendamment à créer de nombreuses opportunités pour les banques européennes, ne perdons pas de vue que la clé du succès réside dans la gestion complémentaire de ces deux flux import/export.
Si nous transposons aujourd’hui la réussite des marchands hollandais, les banques doivent ‘’exporter’’ leurs données pour élargir leur portée et ‘’importer’’ les produits et services pour élargir leurs offres.
C’est ce que l’on entend par marché ‘ouvert’.

Au XXe siècle, Open Banking un générateur pour le nouvel Age d’or
L’open banking est donc une opportunité de générer de la valeur pour tous les acteurs impliqués (banques, prestataires extérieurs et clients) qui peut engendrer un changement majeur du monde bancaire, comparable à celui de l’Age d’Or hollandais.
Pour plus d’information n’hésitez pas à nous contacter .

Pour en apprendre davantage, vous pouvez consulter The brave new world of Open Banking.

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