Accenture Banking Blog

Dans mon précédent post, j’ai dressé un état des lieux du paiement en temps réel. Aujourd’hui, je décris la mise en place du paiement immédiat. Ce dernier impacte la banque en profondeur. La transition doit être gérée dans une approche et des perspectives holistiques.

Certains dispositifs doivent en effet être ajustés et mis à jour afin de permettre l’amorçage du temps réel et le reporting immédiat des opérations aux consommateurs et aux autres participants de la chaine de valeur.

  • Les chargés de clientèle des établissements bancaires doivent acquérir de nouveaux réflexes, en adoptant un esprit de service. Les consommateurs exigent un service immédiat et sans accrocs. La règle de la disponibilité permanente va devenir La règle. De nouveaux entrants ne se priveront pas de remplacer les banques défaillantes ou trop lentes.
  • La continuité du service doit être assurée au maximum absolu, avec un temps d’indisponibilité de moins de 0,01%.
  • Le temps réel met aussi fin aux opérations de traitement de fin de journée.
  • D’autres impacts sont à prévoir sur des fonctions clés, comme les systèmes anti-fraude, l’archivage ou le management des paiements.

La vitesse crée des opportunités

Le choix du temps réel peut fournir aux banques l’occasion d’imaginer de nouveaux produits et services.

Sur ce point, il faut différencier la définition de l’infrastructure, qui va soutenir le système, et les services, qui peuvent venir se superposer.

Les acteurs, qui envisagent d’offrir le paiement en temps réel, ont besoin de commencer à identifier, explorer, planifier et développer ces services aussi tôt que possible.

  • Au niveau des particuliers, ces nouveaux services vont devoir couvrir la banque en ligne, la banque mobile, les paiements via les centres d’appel, mais aussi les services en temps réel P2P. Ces derniers rencontrent un franc succès et conduisent à des paiements mobiles pour des marchands, comme par exemple l’application Pay by Bank, lancée en Grande-Bretagne fin 2015.
  • Au niveau corporate, les banques vont devoir réfléchir aux virements de salaire, au cash management, aux opérations de réconciliation et de facturation, tout en migrant vers le temps réel un volume élevé de paiements électroniques (ACH).

L’une des clés de succès du temps réel repose sur les délais de réponse. A une barrière de péage, on estime ainsi que le temps de traitement des opérations ne doit pas dépasser 400 millisecondes, de l’initiation à la confirmation.

Les fonctions Risque et Trésorerie vont devoir s’adapter à ces contraintes de liquidité permanente, 24H/24, 7j/7.

Au final, alors que les paiements en temps réel se généralisent, les banques qui négligeraient ces enjeux pourraient se faire dépasser par d’autres banques ou de nouveaux acteurs non bancaires. Dans mon prochain post, je me pencherai sur les premières applications concrètes du temps réel à l’international.

Pour tout savoir, Accenture a publié une étude sur ce sujet, lire “Real-time payments for real-time banks” et regarder la vidéo.

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *